La Nutrivigilance, le nouveau système de surveillance des aliments du SPF Santé publique, a enregistré pour la première fois 167 déclarations en 2024, dont 130 ont été traitées. Parmi ces signalements, 84 % proviennent de producteurs et de distributeurs ; les autres émanent de citoyens, d’autorités publiques ou de professionnels de la santé.
La Nutrivigilance du SPF Santé publique est un système de surveillance des aliments qui vise à contrôler la sécurité de certains produits alimentaires, en particulier les compléments alimentaires. Ce système a pour but de recenser et d’analyser les effets indésirables (p. ex. éruption cutanée, troubles intestinaux, perte de poids, hypertension artérielle, etc.) susceptibles de survenir après la consommation de ces produits. L’objectif est de signaler en temps opportun les risques pour les consommateurs et de protéger ainsi la santé publique.
Quatre catégories d’aliments
Le système se concentre sur quatre catégories d’aliments : les compléments alimentaires (p. ex. complexes multivitaminés, préparations à base de plantes) ; les nouveaux aliments qui n’étaient pas consommés en quantité significative dans l’UE avant 1997 (p. ex. graines de chia, insectes, jus de noni) ; les aliments destinés à des groupes spécifiques (p. ex. préparations pour nourrissons, produits diététiques à usage médical) ; et les aliments enrichis en vitamines ou en minéraux (p. ex. boissons énergisantes, céréales pour petit déjeuner).

Une réglementation stricte en Europe
Si la sécurité alimentaire est strictement contrôlée en Europe, ces produits peuvent néanmoins présenter certains risques :
Nouveau système de surveillance des aliments
Le cas échéant, les autorités peuvent intervenir en émettant des avertissements, en limitant les doses autorisées ou même en interdisant certains aliments. En recueillant et en analysant systématiquement les effets indésirables, les risques peuvent être identifiés et traités plus rapidement.
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